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Extrait d'une interview accordée par le dirigeant de Neodia à 20 minutes à propos du phishing.
Source: 20 minutes
Ne jamais fournir de données sensibles
Qu'il s'agisse, soi-disant de votre banque, de votre centre des impôts
ou d'un service de prestations sociales, il
ne faut jamais partager de données sensibles par email, par exemple
vos coordonnées bancaires. «La plupart du temps, ces données sont
demandées lorsqu'on se connecte directement sur le site de notre banque
ou de notre centre des impôts», note Raphaël Richard de la société
Néodia, qui informe les entreprises sur les risques du phishing. «De
plus, les banques communiquent souvent par courrier pour ce genre de
données sensibles et non par email», ajoute le spécialiste.
Vérifier l'adresse email de l'expéditeur
Lorsque vous recevez un email de votre banque ou de tout autre
établissement auprès duquel vous êtes enregistré, vérifiez l'adresse de
l'expéditeur. De plus, demandez-vous comment cet établissement s'est
procuré votre adresse email. Si vous ne lui avez pas fourni, il se peut
qu'il s'agisse d'une tentative de phishing.
Vérifier l'adresse du site sur lequel on vous renvoie
Comme pour l'adresse email, vérifier l'URL du site vers lequel on vous
renvoie, c'est-à-dire l'adresse inscrite dans la barre de navigation.
Certains copient des sites déjà existants et «ne change qu'une lettre
par rapport à la vraie version», prévient Raphaël Richard. «De même,
vérifier qu'il n'y a pas de lettres ou de signes en plus avant ou après
l'adresse du site», ajoute le spécialiste. Autre conseil, il est
préférable lorsqu'un email vous renvoie vers un site Internet, de ne pas
cliquer sur le lien fourni dans l'email mais de retaper l'URL soi-même
dans la barre de navigation.
Le petit cadenas ne sert à rien en cas de phishing
Lorsque l'on se trouve sur un site dit «sécurisé», un petit cadenas
apparaît en bas de la page. Il assure que les données saisies par
l'utilisateur ne pourront pas être récupérées entre le moment où elles
sont saisies et le moment où elles arrivent sur le site destinataire. Il
est donc important que ce petit cadenas apparaisse lorsque vous payez
en ligne, par exemple. Mais dans le cas du phishing, «ce cadenas ne sert
à rien, explique Raphaël Richard, puisque c'est le site destinataire
qui est le site arnaqueur». Les données ont beau être protégées entre le
moment où elles sont saisies et le moment où elles parviennent à
destination, cela n'empêche pas le destinataire de faire ce qu'il veut
avec par la suite.
Tout de suite prévenir sa banque
Si vous vous rendez compte que vous avez été victime de phishing,
prévenez immédiatement votre banque afin de bloquer tout prélèvement.
«Il existe un délai dit "de répudiation", qui donne plusieurs mois à la
personne victime de phishing pour dénoncer une opération frauduleuse»,
souligne Raphaël Richard. |